Lutte contre les violences faites aux femmes : redonner espoir aux victimes avec HeHop

En 2020, avec l’entrée en confinement et la restriction des mouvements mise en place pour contenir la propagation du virus, la COVID-19 a marqué quasiment tous les aspects de notre vie. La fermeture des portes et le début de l’isolement se sont accompagnés d’une hausse des cas signalés de violence à l’égard des femmes et des filles. Faute de preuve, à ce jour 80 % des plaintes pour violences conjugales sont classées sans suite, comme 9 plaintes pour agression sexuelle au travail sur 10. Face à ce constat alarmant et pour redonner espoir aux victimes, il existe une solution pour capturer et exploiter des preuves recevables en justice : l’application HeHop.

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Cette solution technologique permet de capturer des preuves de violence, de les stocker dans un environnement sécurisé et accessible à tout moment, de fournir des éléments tangibles au récit de la victime et de donner à la justice des preuves non réfutables.

Comment HeHop fonctionne ?

HeHop est une application qui se télécharge gratuitement sur Smartphone, tablette, montre connectée, à partir des plateformes de téléchargement IOS ou Android.  Tout utilisateur doit créer un compte.

HeHop permet de…

… CAPTURER DES PREUVES Activation de l’application pour capture de fichiers audio, photo et vidéo
… RENDRE LES PREUVES RECEVABLES Transfert automatique des fichiers vers un coffre fort numérique (sécurisation des fichiers sur blockchain et serveur crypté)
METTRE LES PREUVES À DISPOSITION DES AUTORITÉS JUDICIAIRES Ouverture du coffre-fort numérique et récupération des preuves par une clé numérique à double entrée

Si la fonction “capture de photos” est utile pour prendre des photos de marques physiques et attester de l’heure et de la localisation de ces marques dans le but de renforcer les preuves capturées dans un enregistrement sonore, la fonction “vidéo” est quant à elle utile pour les témoins.

Une fois les fichiers capturés par l’application, ils sont enregistrés sur la blockchain et cryptés sur un serveur ultra sécurisé afin de garantir leur conformité à l’original. Si l’appareil de la victime est volé, ou détruit, les fichiers restent récupérables sur le serveur HeHop. Cela permet aussi d’y accéder à tout moment ; un élément important lorsque l’on sait que les victimes de violence mettent des mois, voire des années avant de dénoncer des faits de violence conjugale ou autre.

Pourquoi les preuves HeHop sont indispensables ?

Avoir des preuves sécurisées permet ainsi :

  • Aux victimes de renforcer leur dossier judiciaire ;
  • Aux forces de police et gendarmerie de pouvoir instruire la plainte ;
  • Aux magistrats de pouvoir condamner.

Il est essentiel de réussir à sortir du silence et pouvoir signaler les faits à la police ou à la gendarmerie et déposer plainte.

En composant le 39 19, les femmes ou leurs proches trouveront une écoute, une information, et une orientation adaptée selon la demande vers les dispositifs locaux d’accompagnement et de prise en charge. Il est anonyme, accessible et gratuit 7 jours sur 7. Le numéro est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 22h, les samedis, dimanches et jours fériés de 9h à 18h. Mais attention le 39 19 n’est pas un numéro d’appel d’urgence, en cas de danger, la femme victime ou le témoin des violences, doit appeler le 17 ou le 112.

Les femmes victimes peuvent également faire appel à des associations spécialisées qui leur offriront une écoute, un soutien et les accompagneront dans leurs démarches pour faire valoir leurs droits.

À noter que le CCAS de Sainte-Geneviève-des-Bois a intégré le réseau local partenarial de lutte contre les violences faites aux femmes, coordonné par le CCAS de Saint-Michel-sur-Orge. Ce réseau constitue un espace ressource pour les professionnels afin de mieux accueillir et accompagner les femmes victimes. Il propose également des actions de sensibilisation à destination du grand public notamment.

Les associations locales peuvent apporter des solutions à chaque situation, comme l’association Solidarités Nouvelles face au Logement (SNL) qui met des logements temporairement à disposition de familles qui s’en trouvent privées et leur fait bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Les violences faites aux femmes sont l’affaire de tous, il est de notre devoir de veiller sur nos enfants, nos soeurs, nos mères et nos amies.

Agissons ensemble pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes, même pendant une pandémie ! 

Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l’une des moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l’entourent.

La Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, définit la violence à l’égard des femmes comme « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.

Il est donc urgent de faire en sorte que les femmes bénéficient universellement des droits et principes consacrant l’égalité, la sécurité, la liberté, l’intégrité et la dignité de tous les êtres humains.

LES CONTACTS UTILES

un.org : Le micro est à : La parole est aux femmes actives en première ligne dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes pendant la COVID-19

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