Rencontre avec Chantal Dalenne

Résistante et mère courage, Chantal Dalenne raconte Simone.

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Chantal Dalenne nous reçoit dans le charmant jardin de sa maison dans un quartier paisible de Sainte-Geneviève-des-Bois pour parler de la vie très riche et très agitée de sa mère Simone Thomas, l’héroïne de son livre intitulé : « La lumière descendue dans l’abîme, parcours initiatique d’une jeune résistante » et publié aux éditions L’Harmattan. Dans son ouvrage, Chantal revient sur l’engagement et le courage de cette jeune femme, originaire de Nevers, entrée en résistante à 17 ans, devenue sa maman et dont elle ne savait rien. 

« J’ai 62 ans aujourd’hui, confie Chantal, et j’ai appris son passé de résistante il y a une dizaine d’années. A ce moment, ma mère vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’un cancer et elle se met à parler.  J’ai appris l’existence de Lili, Josette qui étaient quelques uns de ses pseudos utilisés durant ses années de clandestinité. Je l’ai écouté et j’ai ressenti chacun de ses chagrins après la mort de camarades ou sa jubilation après une mission réussie, c’était fou je venais de dénouer quelque chose d’énorme et j’ai compris pourquoi j’avais fait l’impasse sur la période 39/45 au Bac !» 

Après le choc, Chantal prend des notes,  enregistre, questionne sa maman, se lance dans des travaux de recherches. Au fil des récits, des découvertes et des témoignages, Chantal prend la mesure de l’héroïne que Simone a été. « Maman avait peur de beaucoup de choses. Ses peurs épisodiques étaient un peu irrationnelles. Par exemple, ses mains se mettaient parfois à trembler en prenant le téléphone. Elle avait parfois peur de sortir sans raison. La vérité, c’est que la Résistante qu’elle a été n’avait peur de rien. Avec mon père qui était aussi résistant à ses côtés, elle se jouait des allemands. Elle avait l’art de se déguiser pour passer entre les mailles des filets de la Gestapo alors qu’elle était recherchée dans  toute la France. La peur est venue après la guerre. »

Car à la libération, le pire est à venir, les règlements de compte se multiplient et les parents de Chantal échappent de justesse à une tentative d’assassinat. Cette Résistante brillante, qui a sillonné l’hexagone durant le conflit pour transporter des armes, de l’argent, des bijoux, des codes et former les nouvelles recrues, devient après-guerre comptable et cache son passé héroïque.  « Pour mes parents, le plus important ce n’était pas la reconnaissance, et ce n’est d’ailleurs pas ce qui les a poussé à s’engager en résistance. Mais maman était frustrée de ne pouvoir évoquer son action en tant que femme. Je lui ai lu le livre, car à 92 ans ses yeux ne le lui permettent plus. Ce récit l’a aidée à se débarrasser de certaines de ses peurs mais surtout je sais que sa fille, avec cet écrit, a rendu justice à la femme résistante qu’elle a été. Et c’est bien là, le plus important. » 

« La lumière descendue dans l’abîme, parcours initiatique d’une jeune résistante » 

 29 €, Editions L’Harmattan

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