75ème JOURNÉE NATIONALE DU SOUVENIR DES VICTIMES ET HÉROS DE LA DÉPORTATION : LA CÉRÉMONIE PUBLIQUE EST ANNULÉE

Comme suite à l'annonce faite par le Président de la République du prolongement du confinement rendu nécessaire par la lutte contre le coronavirus COVID-19, nous vous informons que toutes les cérémonies organisées en dehors de Paris sont annulées jusqu'à nouvel ordre.

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La cérémonie commémorative du dimanche 26 avril instituée par la loi n°54-415 du 14 avril 1954, est annulée compte tenu de la situation exceptionnelle liée à l’état d’urgence sanitaire et aux mesures de confinement.

 


75ème anniversaire de la Libération des Camps Nazis

Lecture prévue lors de la commémoration de la Journée du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation
Dimanche 26 avril 2020 Au Monument aux morts de SAINTE GENEVIEVE DES BOIS

MESSAGE DES DÉPORTÉS

Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation Dimanche 26 avril 2020 Il y a soixante quinze ans, au printemps 1945, plus de 700 000 hommes, femmes et enfants étaient regroupés dans ce qui restait de l’univers concentrationnaire et génocidaire nazi à l’agonie. La moitié d’entre eux devait encore périr, notamment dans les marches de la mort, avant que les armées alliées, dans leur progression, n’ouvrent enfin les portes des camps sur une insoutenable vision d’horreur.

Les survivants de ce drame du genre humain, par leur esprit de résistance, leur volonté et leur profond attachement à préserver leur dignité, ont surmonté des conditions inhumaines malgré la présence et la menace permanentes de la mort. Le 1er octobre 1946 s’achevait le procès de Nuremberg qui fondait la notion de « crime contre l’humanité » et posait les bases du droit pénal international. De tout cela, rien ne doit être oublié…

Et pourtant, si les déportés ont su montrer dans les pires circonstances que la résistance face au crime demeurait toujours possible, leur persévérance à témoigner partout et auprès de tous ne suffit pas à faire disparaître la haine, le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et le rejet des différences.

Combattre sans relâche les idéologies qui affaiblissent notre modèle républicain et prônent le retour à l’obscurantisme et au fanatisme, Promouvoir la tolérance, Investir dans l’éducation morale et civique des jeunes générations. C’est le message des déportés, qui veulent faire de la journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation, une journée d’hommage, de recueillement, et plus encore, d’engagement personnel.

La période dramatique de la déportation rappelle en effet cruellement que les êtres humains sont responsables de l’avenir qu’ils préparent à leurs enfants, et qu’ils partagent une même communauté de destin.

Ce message a été rédigé conjointement par : La Fédération Nationale des Déportés, internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP) La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) et les Associations de mémoire des camps nazis, L’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés, de la Résistance et Familles (UNADIF-FNDIR).

1945 – LE RETOUR DES DÉPORTÉ(E)S

Aujourd’hui, nous célébrons la Journée en l’honneur des Déportés. Il y a 75 ans, les camps de mise à mort, les camps de concentration, c’est-à-dire les camps de la mort lente étaient libérés.

Mais, cette libération des camps ne signifiait pas la libération de tous les déportés. Début 1945, l’Allemagne Nazi était prise en tenaille ; les troupes Soviétiques arrivaient à l’est et les troupes Alliées à l’ouest, après avoir libérées la France. Devant l’arrivée de ces troupes, Himmler, le chef des unités SS qui gardaient les camps, donna l’ordre à leurs chefs d’évacuer les déportés survivants.

Pourquoi ? Pour qu’il n’ y ait pas de témoins directs de leurs atrocités.

Le premier camp libéré est Majdanek en juillet 1944 par les soviétiques.

La première évacuation fut celle du camp d’Auschwitz, libéré en janvier 1945.

Les principaux camps libérés furent Gross-Rosen en février 1945, Buchenwald en avril 1945 ainsi que Bergen-Belsen, Sachsenhausen, Flossenbürg, Dachau ; également fin avril le camp des femmes Ravensbrück, puis début mai Neuengamme et Mauthausen. Des milliers de déportés se sont retrouvés sur les routes, en direction d’autres camps non libérés.

Les gardiens SS avaient reçu l’ordre strict de tuer les prisonniers qui ne pouvaient plus marcher ou se déplacer. Dans les conditions extrêmement dures de l’hiver 1944-45, les évacuations se firent de plus en plus par des marches forcées, dans des wagons à ciel ouvert ou, en Baltique, dans des navires et le nombre de morts par épuisement, le long des routes, augmenta considérablement. Cela suscita de la part des déportés la perception, compréhensible, que les Allemands voulaient les tuer tous par ces marches. Le terme « Marche de la Mort » fut probablement inventé par les déportés eux-mêmes. Il y eu de nombreux morts, estimés à 50 %.

La plupart des déportés survivants sont rentrés dans leur pays en mai et juin 1945. En France, ils étaient accueillis principalement à Paris à l’hôtel Lutetia, réquisitionné, où il leurs était redonné une identité (dans les camps, ils n’étaient qu’un numéro matricule, un Stück comme disaient les nazis c’est-à-dire une pièce, un morceau), des habits, de la nourriture, et des soins naturellement.

Ce retour a été très difficile. Une grande partie de la France avait été libérée pendant l’été 1944, le 24 août pour Saint Geneviève des bois. La population française avait repris une vie presque normale, alors quand les déportés, ces « Morts Vivants » revinrent, 9 mois après, ils eurent le sentiment de déranger. Quand ils commencèrent à raconter dans leur famille ce qu’ils avaient subi, on les interrompit souvent en leur disant « nous aussi nous avons souffert ». Alors la plupart se turent et ils se regroupèrent en associations de camps et là, ils ont pu discuter entre eux, entre frères et sœurs de déportation.

Certains sont morts avant de pouvoir reprendre une vie normale, d’autres ont été en sanatoriums ou dans des établissements de soin.

D’ailleurs, c’est en 1948 que la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes) a crée un centre de Réadaptation à proximité d’ici, à Fleury-Mérogis. Ce centre Jean Moulin est installé dans le château de Fleury-Mérogis et ses dépendances, sur un parc de 18 hectares. Des déportés de toute la France sont venus pour se réadapter. Plus tard la clinique Frédéric-Henri Manhès a été ouverte et ensuite la maison de retraite Marcel Paul. Ces 3 établissements sont gérés maintenant par une mutuelle.


LES DÉPORTÉ(E)S DE SAINTE GENEVIEVE DES BOIS

Je souhaiterais que nous rendrions hommage particulièrement aux déportés Génovéfains, qu’ils y soient nés, y habitaient quand ils ont été arrêtés, ou y sont venus vivre après.

Pour la déportation de persécution, c’est-à-dire les personnes juives j’en ai relevé 3 : Monsieur et Madame HORNSTEIN, Sophie et David Avenue des Tilleuls Monsieur Belle ALASSA. Avenue du Maréchal Joffre

Tous les 3, après être passés par le camp de Drancy, ils sont déportés à Auschwitz où ils ont été gazés.

Il faut noter aussi que, en Essonne, 14 familles juives ont été hébergées, cachées ou sauvées (ajpn.org).

En 1994, Monsieur et Madame LAGARDE, Lucienne et Pierre, habitant à Sainte Geneviève des Bois, reçurent le titre de « Juste parmi les Nations » par Yad Vashem. En 1943 ils recueillirent une petite fille de parents juifs, Marlène, dont la mère fut déportée. Elle vit maintenant aux USA ; elle est venue en 2017 à Sainte Geneviève des Bois pour assister à la commémoration du 8 mai.

Maintenant pour la déportation de répression, c’est-à-dire la déportation de Résistants, ou de tout opposant aux nazis ou à Pétain, j’ai noté 12 personnes ayant été déportées.

Jean SAURIAC ,né à SGdB déporté à Mauthausen, Albert ANQUEZ, Roger AUBERNON, Raymond BOUCHE , Robert CONTASSOT, déporté à Dachau, Gaston Gaucher, déporté à Dora, Marcel GUILLOT, Pierre HERZ déporté à Sandbastel, Germain HOURDE déporté dans un kommando de Dachau, Jean TAILLANDIER, Gaston THERMONIR et Madame Odile ROGER. Parmi ces déportés, il y a une personne qui a fait un travail très important auprès des jeunes générations. Je veux évoquer Madame Odile ARRIGHUI-ROGER.

Elle est née à Dieppe en 1923, mais ses parents sont venus à Paris. Elle avait 16 ans à la déclaration de guerre en 1939. Très jeune elle s’est engagée pour aider les enfants des réfugiés espagnols suite à la guerre d’Espagne qui a vu le dictateur Franco renverser la République Espagnole en 1936.

Dès 1940 avec la Jeunesse Patriotique de Paris, puis avec l’Organisation Spéciale elle participe à la Résistance, s’occupant toujours des mouvements de jeunesse. Elle est recherchée activement par la police de Vichy et la Gestapo. Arrêtée, après quelques mois de prison elle est déportée à Ravensbrück puis dans au kommado de Neubrandenbourg près de la mer Baltique. Partie sur les Marches de la Mort, elle s’évade et arrive à rejoindre la France, où elle reprend ses activités syndicales et politiques.

En 1970 elle vient habiter à Sainte Geneviève des Bois. Elle y sera d’ailleurs Adjointe au Maire. Décorée de la Légion d’Honneur et de la Médaille militaire Croix de guerre. 

Quelques années plus tard, elle commencera à témoigner de l’horreur nazie, de l’enfer de la vie concentrationnaire et de son expérience dans la Résistance, dans les établissements scolaires de Sainte Geneviève des Bois et de l’Essonne. De nombreuses générations d’élèves l’ont écouté avec attention, elle répondant à toutes leurs questions. A cette époque de nombreux élèves de la ville participaient au Concours National de la Résistance et de la Déportation organisé par l’Education Nationale. Elle est décédée en 2014; la municipalité de Sainte Geneviève des Bois lui a rendu hommage en attribuant son nom à une rue. J’ai eu le plaisir de l’accompagner et de l’aider dans son travail de mémoire. Etant moi-même fils de parents ayant été Résistants et Déportés, Odile m’a permis de reprendre le flambeau de transmission de la mémoire de la Déportation.

Jean Pierre GUÉRIF
Président départemental de l’AFMD
Amis de la Fondation pour le Mémoire de la Déportation
et 
Membre de l’ULAC 
Union Locale des Anciens Combattants de Sainte-Geneviève-des-Bois 

 

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