
Cette nécropole au caractère spécifiquement russe comprend, d’une part l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, ses dépendances et son jardin, et d’autre part, les tombes orthodoxes du cimetière communal.
L’église orthodoxe
Cet édifice blanc de plan carré, œuvre de l’architecte Albert Benois, découpé d’étroites fenêtres, est surmonté d’un toit vert symbolisant la terre et coiffé d’un bulbe bleu représentant le ciel. Ce symbolisme des couleurs fait de cette église le lieu de communion entre la terre et le ciel. Cet édifice se trouve au cœur d’un bosquet de bouleaux, selon la tradition slave, et est réalisé dans le plus pur style novgorodien du XVe siècle.
Sa construction fut décidée en 1937 par le métropolite Euloge, archevêque des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, qui la consacra en 1939, comme en témoigne l’icône située au-dessus du porche.
Le cimetière russe
L’origine du cimetière provient de l’accueil fait aux émigrés russes au château de la Cossonnerie, au lendemain de la révolution de 1917, qui furent, dès 1926, enterrés dans le cimetière communal. Peu à peu on inhuma ici des Russes décédés dans la région, en province et même à l’étranger. Il regroupe une grande quantité de tombes orthodoxes remarquables par leurs croix en bois sculpté, leurs niches contenant des icônes et des bougies, les jardins de fleurs et d’arbres.
On compte aujourd’hui environ 4 000 tombes, parmi lesquelles celles de personnages illustres tels que le prince Youssoupov qui participa à l’assassinat de Raspoutine, Bounine, qui reçut le prix Nobel en 1933, Noureev célèbre
danseur-chorégraphe et chef d’orchestre… Ce cimetière a été inscrit sur l’inventaire des sites pittoresques du département de l’Essonne le 13 novembre 1979.